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Wednesday, July 02, 2008

Les Histoires irlandaises à la librairie Voyageurs du Monde


Comme l'ensemble des locaux, l'annexe parisienne des librairies Voyageurs du Monde occupe splendidement le 55 rue Sainte Anne. C'est un espace somptueux. Honte à moi qui n'y avais encore jamais mis les pieds, mes camarades globe trotters se sont bien moqués.
Toujours est-il que sous l'impulsion de Dragana Radic, les Histoires jamais entendues dans un pub en Irlande font désormais partie de leurs références. Les âmes nomades parmi vous sauront donc les y trouver en rayon et en quantité.
Merci à toute l'équipe de la librairie pour cette confiance, c'est un véritable honneur pour la maison Croiser le Faire.

Monday, April 14, 2008

Histoires irlandaises : les affres des affaires qui reprennent

Je me disais ce matin, profitant d'une journée à demi chômée pour dans mon lit langoureusement déprimer, que décidément ça allait faire 15 jours sans une commande et que damned. J'envisageai non sans une légère amertume les 2 cartons pleins qui me resteraient éternellement sur les bras, la chute de mes espoirs en un monde littéraire meilleur, la fin d'un souffle, blabla.
4 exemplaires commandés par la SFL dans ma mailbox, youpi.
Un rapport avec le post précédent ?

La citation du jour :
"Pour lutter contre l'oppression, rien de tel qu'une bière pression".

Friday, April 11, 2008

Carte des salons du livre en France

Cette carte google Maps est un outil fondamental découvert sur le site de La Feuille.


Bon, au boulot maintenant.

Monday, April 07, 2008

Fluctuat.net, des étudiants, et un bilan qui réchauffe

En picorant le forum du louable site Fluctuat.net section Livres, je suis tombé sur ce message d'étudiants bien intentionnés :

"Dans le cadre de nos études, nous sommes un groupe d'étudiants qui faisons des recherches sur l'Edition et plus particulièrement les maisons d'édition. Nous aimerions à travers ce forum, échangez vos expériences. Surtout si vous êtes écrivain."

J'ai répondu, le sujet m'intéresse, mais en qualité d'éditeur surtout. J'ai proposé aux étudiants l'aide que je saurais éventuellement leur apporter. CLF n'est pas Gallimard, mais enfin, tout échange est bon.
Ce faisant, et listant les démarches que nous avions effectuées en tant qu'éditeur, je me suis doucement rendu compte que l'expérience CLF nous avait déjà permis d'aborder bien des rivages : 2 livres publiés (dont les Histoires irlandaises, hein, toute occasion est bonne de le rappeler... ahem), un 3ème en cours, rapports avec les auteurs et les graphistes, la maquette, la mise en page, les choix marketing (politique de prix, coûts de revient...) et éditoriaux, l'intérêt d'une collection, l'imprimerie, la distribution, le travail de représentant, le contact avec les libraires indépendants et les réseaux type Fnac, le référencement en magasin, la vente en ligne, le marketing online...
Les jours où le moral se berne, il fait bon y repenser un peu.

Wednesday, March 19, 2008

Livre numérique : bientôt tous éditeurs ?

Aujourd'hui à 14 h, interview de Sébastien Dupond, de Lulu.com France, sur le site des Echos.

Tuesday, March 18, 2008

Livres à la demande : arnaque ou opportunité ?

L'idée est simple : un livre est introuvable chez les libraires et n'est plus édité par sa maison (trop faible demande rapportée aux coûts de fabrication, de diffusion et de promotion), la société allemande Book on Demand qui ouvre une succursale en France (www.bod.fr) vous l'imprime sur simple demande et vous l'envoie.
Vous trouverez davantage d'info dans l'article de Commentcamarche.net, mais les auteurs sans éditeur doivent savoir que, si BoD les publie au coup par coup à chaque commande, c'est sans relecture ni ligne éditoriale, et pour une souscription de 399 €.
On est donc ici à un croisement entre un libraire en ligne et les sociétés du type Bénévent ou Amalthée qui, prétendant être à la recherche de nouveaux auteurs, recherchent surtout de nouveaux clients, et publient absolument tout à partir du moment où vous les payez. Double bénéf' donc pour BoD qui fait payer les auteurs comme les lecteurs. Bien vu.
Certes, le système a son intérêt pour les auteurs qui peuvent ici confronter leur talent aux lecteurs. Mais de nombreux sites le proposent également gratuitement. BoD prétendra que grâce à leur catalogue, les livres d'auteurs "indépendants" seront, s'ils sont bons (i.e. s'ils se vendent), mis en avant au même rang que les best sellers. On avait entendu les mêmes arguments de la part des imprimeurs sus-cités qui offraient à leurs clients de proposer leurs livres aux différents concours littéraires. On attend toujours les récompenses.
Il y a finalement un côté apprenti sorcier dans cette aventure. On mélange tout, on flatte tout le monde, on se garantit un minimum de revenus sur le dos des auteurs. Ceux-ci n'ont ensuite qu'à se démerder pour vendre leurs livres en promouvant BoD.
Si ce système représente pour les éditeurs un palliatif intéressant aux ruptures de stock d'oeuvres peu demandées, ça reste un foutage de gueule des auteurs, planqué sous les prétextes fallacieux du web 2.0 : vous voulez être célèbre, filez-nous de la came et on vous jettera dans l'arène. Après, à vous de vous battre pendant que nous on compte les recettes.

Sunday, March 16, 2008

Saint-Patrick, librairie, Croisic et histoires irlandaises


Mi décembre, 10 exemplaires des Histoires jamais entendues dans un pub en Irlande avaient été remises en dépôt-vente à la librairie Le Triangle, au Croisic. J'en avais parlé ici. Pour les débuts du fond, là-bas, près du radiateur, le dépôt-vente consiste à déposer en accord avec le libraire un nombre d'exemplaires qui ne seront facturés qu'après la vente. En gros : vous laissez vos livres, le libraire les vend, et il vous reverse la somme convenue (le prix de vente / ex moins sa commission) après.
Aujourd'hui, 6 livres ont été vendus.
Mi décembre, ça fait donc 14 semaines que le livre est présent au Croisic. Sachant que la librairie a fermé pendant 5 longues semaines, on en est donc à un chiffre d'un livre vendu chaque semaine et demi. Encore une fois, sans promo ni presse, c'est pas mal, non ?
Amis lecteurs de la presqu'île guérandaise, en ces jours de Saint-Patrick, hâtez-vous ! Il n'en reste plus que 4.

Mise à jour dimanche 10h52 : on vient de m'appeler : plus que 3 !
Mise à jour dimanche 10h53 : plus que 2 !
Mise à jour dimanche 10h54 : plus qu'un ultime...

Wednesday, February 20, 2008

Editeurs, représentants : 2 ou 3 petits trucs que vous savez sûrement déjà pour mieux vendre vos livres

Bien entendu ce qui suit s'applique surtout aux éditeurs qui ont le temps. Et peu de livres. Et peu de magasins qui les diffusent. A part Croiser le Faire, il doit bien y en avoir !
Il est impératif, après un référencement dans une Fnac, d'aller voir sur place comment les livres sont présentés. Surtout si vous n'êtes ni Gallimard ni Albin Michel ni Grasset ni... Attendez les 15 - 20 jours nécessaires pour que votre envoi soit traité par la SFL puis acheminé en magasin et enfin mis en rayon. Dès lors, de deux choses l'une : soit vos livres sont traités par le libraire qui vous les a commandés, et il s'en souvient, voire y a pris goût, et les a mis en avant sur un lutrin ou une table. Soit ils sont rangés au fond du rayon par un libraire qui s'en fout.
A la Fnac de St Lazare, peu importe qui a rangé mon envoi de 5 exemplaires des histoires irlandaises. Quand j'y suis passé, l'un des exemplaires était classé par ordre alpha en littérature étrangère, les 4 autres étaient en double rayonnage, c'est-à-dire derrière la première rangée visible, et donc eux-mêmes invisibles. Autant dire que mes 140 pages seules ne se voyaient guère, et qu'il devenait difficile voire impossible de les vendre.
Il fallut agir.
Une méthode simple et barbare aurait consisté à faire le taf à la place du libraire, et à remplacer sur un lutrin un livre débile par le nôtre. En pile, sur l'espace "Nouveautés", par exemple à la place des 3000 exemplaires du Lunar Park en poche de Bret Easton Ellis. Allez. Le problème est que vous êtes rapidement identifié comme perturbateur, et que votre subterfuge ne dure pas. Quelques minutes à peine, au mieux, et vous voici libria non grata.
Ma méthode a consisté à tranquillement ramener sur la première rangée visible 4 exemplaires qui, alignés, devenaient imposants et avaient de la gueule. Simple. Efficace. Rapide. Technique dite du "ninja qui tue".
Bien entendu cette méthode est elle aussi éphémère. Mais elle dure tout de même un peu plus longtemps, d'une part. D'autre part, quand hier je suis retourné à la Fnac St Lazare, certes, le libraire avait fait son odieux travail de classement et n'avait laissé qu'un unique exemplaire sur la première rangée. Mais n'empêche : derrière, il n'en restait que deux. J'avais donc vendu les deux autres. Mission accomplie : deux c'est mieux que zéro.
Un petit recadrage, trois exemplaires devant, et c'est reparti. Sisyphe dites-vous ? Certes. Mais moi, j'aurai de moins en moins de cailloux à ranger.

Monday, February 18, 2008

Un point sur les compteurs de vente


Avec bientôt un an d'existence, le livre des éditions Croiser le Faire "Histoires jamais entendues dans un pub en Irlande" n'est plus une nouveauté. Du moins le pensais-je, au point de baisser un peu les bras quant à sa diffusion. D'ailleurs, la libraire de la Fnac Défense m'avait clairement éconduit sous ce prétexte. Dixit : "Mars 2007 ? Ce n'est plus une nouveauté. Je ne vous le prendrai pas." Dont acte.
Un mouvement de panique, un peu, alors que je venais de recevoir les 500 exemplaires du retirage...
Mais nous recevons chaque lundi avec une régularité intrigante un bon de commande de la SFL, qui gère les approvisionnements des Fnac de France. Ces commandes proviennent à la fois du site web de la Fnac, des commandes de clients qui ne trouvent pas le livre en magasin, et des magasins eux-mêmes qui effectuent un "réassort" (une commande permettant de recomposer un stock épuisé ou en cours d'épuisement). Entre 2 et 5 exemplaires chaque semaine, parfois jusqu'à 10, et même 11 hier.
J'avais établi la liste des quelques magasins démarchés. Cette présence suffit-elle à auto-alimenter les ventes, comme il semble ? Quelle est la part du site Fnac.com où le livre se maintient en bonne position parmi les meilleures ventes de livres sur l'Irlande ? Quelle stratégie en déduire, tant sur l'aspect nouveauté que sur l'impact d'une présence en magasin (coûteuse à établir) ? Ce blog-même a-t-il une influence ? Verra-t-on un nouvel impact du fait de la diffusion gratuite du livre en téléchargement ? Et surtout : qui commande ?
L'enquête est en cours.

Visuel : Evolution des commandes SFL (Fnac) du livre Histoires jamais entendues dans une pub en Irlande, ed. Croiser le Faire 2007

Tuesday, February 05, 2008

Livres : Promotion 2.0

La plupart des blogs qui s'interrogent sur le promotion en ligne des livres font état d'une véritable effervescence. La Feuille relève les spots pub vidéos de Flammarion, Blandine Blongre note les pages MySpace créées pour les personnages de romans, Virginie Clayssen insiste sur la diffusion audio en parallèle du texte... De nombreux chantiers sont en cours, et tout cela est passionnant. Le projet est de franchir aussi vite que possible la fracture quasi éthique qui sépare le livre (objet solitaire vs. world wide web, papier vs. écran, concret vs. virtuel, industrie vs. start-ups, passif séculaire vs. modernité) du net. Les premières tentatives ne sont pas forcément les plus abouties, mais elles posent au moins les bases. C'est à saluer.
Il y a quelques mois, un gros éditeur m'avait contacté pour monter le plan de communication online de l'une de ses prochaines grosses sorties. Il y était question notamment de créer les blogs des principaux personnages, tenus à jour régulièrement, d'organiser un concours, voire de laisser aux lecteurs la possibilité d'imaginer la fin (une fin alternative, pourquoi pas ?), d'ouvrir en parallèle le blog de l'éditeur, qui allait lever un voile sur son travail, ses enjeux, ses attentes. Il fallait aussi définir la stratégie marketing avec les distributeurs en ligne (Fnac, Amazon...) Le tout était surtout d'offrir ce que j'avais appelé les "bonus" du livre. De même que pour un DVD, un livre pourrait proposer des suppléments, en amont comme en aval de sa sortie.
Y aurait-il pour vous des bonus à un livre que vous attendriez particulièrement ?